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New York City – Le voyage aller

Publié par Romain le Ven 31 Juil 2009 12:54 dans Voyage à New-York City

Cet article est la suite de l'article "New York City – Informations sur le voyage"


Départ


Lundi 27 juillet 2009, 7h30.


Voilà une heure que Nadia et moi sommes levés. Nous avons eu le temps de nous préparer, de déjeuner et de mettre les bagages dans l'auto. Il est maintenant temps de partir, direction les États-Unis d'Amérique.


Nous nous arrêtons prendre un chocolat chaud et un bagel (sorte de pain) pour le début de la route au Tim Hortons à côté de la maison. Une fois fait, nous entrons sur l'autoroute. Le temps est mitigé : de la brume est présente, le soleil se cache, mais il ne pleut pas, ce qui est le principal.


Après une heure de route, et 100Km - le temps de contourner Montréal et de se rendre à la frontière - nous voici arriver à la première grande étape de notre voyage, l'entrée aux États-Unis...


La douane


À première vue, cela ressemble à une gare de péage tout à fait banale. Jusqu'à ce que l'on aperçoive le panneaux "United States of America" situé au dessus des douaniers. Autant vous dire qu'à ce moment précis, le stress m'envahit un peu. Dans quelques minutes, je serais confronté non seulement à un douanier, ce qui n'est pas forcément toujours plaisant, mais en plus, il va falloir que je lui parle en anglais, ce qui est tout autant déplaisant étant donné que mon accent n'est pas terrible (la faute au ministère de l'éducation :p).


À notre grande surprise, il y a peu de monde. Habituellement, la douane est remplie et l'attente est longue (près de deux heures dans la voiture avant de passer devant le douanier), d'après les dires de québécois ayant déjà voyagé aux États-Unis. Nous sommes donc certes surpris, mais on ne va pas s'en plaindre, une longue route nous attend encore...


Nous attendons donc patiemment que les 4 voitures devant nous passe. J'en profite pour revoir rapidement quelques phrases en anglais dans ma tête, je lis les divers panneaux - en anglais et français - annonçant diverses informations sur le poste de douane et me prépare à l'ultime confrontation. Ah oui, pour rassurer, on nous précise que tout est enregistré par vidéo et audio à la douane. Au moins, le douanier ne sera pas le seul à pouvoir se moquer de mon accent !


Après 15 minutes d'attente environ, à 8h43 précises, voilà que nous avançons et que nous faisons face au douanier qui s'avère être une douanière. L'agente nous demande nous documents de voyage, les prend et fait quelques vérifications. Elle nous demande ensuite où nous habitons, ce à quoi je réponds... "New York". Ben oui, fallait bien que je gaffe avec tout se stress... La douanière a visiblement eu l'air surpris et après un grand sourire me repose la question, et je réponds correctement cette fois. Ouf... S'ensuive quelques questions/réponses sur notre but de voyage, le lieu où l'on va (même si elle avait compris qu'on partait à New York), si l'on a un endroit ou dormir, combien d'argent avons-nous sur nous... Vient enfin le moment où l'entretien se termine. Rassurés, Nadia et moi nous regardons, car tout c'est bien passé malgré ma bourde. Mais, car évidemment il y en a un, elle m'annonce que puisque je suis français, nous allons devoir subir une "secondary inspection". Elle nous explique qu'elle va donner nos deux passeports à un autre douanier, que je dois mettre mes feux de détresses (j'ai compris quand elle a fait le signe du triangle avec ses mains) et me diriger vers le douanier qui me fera signe. Je comprends rapidement que le coup des feux de détresse c'est pour que le dit douanier repère qui doit passer une inspection plus approfondie et nous fasse signe... Je le repère donc et suis ses instructions pour finalement me garer sur un parking aménager à côté du premier poste douanier. Là, une seconde douanière me prends mes clés, me donne un numéro pour que je puisse reprendre mon véhicule et nous demande d'aller à l'intérieur du bâtiment situé à côté, ce que nous faisons.


Entrés dans le bâtiment douanier, nous sommes un peu perdus. Des gens sont là, à attendre assis comme debout. La pièce est séparée en deux parties, et des guichets sont présents, certains avec un douanier derrière mais la plupart sont vides. Première chose marquante, aucune indication n'est donnée et personne ne nous dit quoi faire. On est là, et c'est tout. Nous décidons donc de nous assoir et d'observer pour voir ce qu'il se passe. Visiblement, les douaniers appellent les gens de temps en temps et ceux-ci récupèrent leurs passeports et passent à la caisse. Après quelques minutes, nous nous rendons compte que nous sommes juste après deux bus, ce qui promet d'être long... Au final, après une vingtaine de minutes d'attente, un douanier m'appelle. Ou plutôt, il appelle "Roman".



"Scuse me sir, are you Roman ?"
- "Heuu, yes"
- "Come with me, please. How do you prononce your firstname, sir ?"
- "RoMAIN, like heu..."
- "Hum, it's OK".

Pour les non-anglophones qui me lisent, il m'appelle et me demande comment prononcer correctement mon prénom. Je lui réponds en insistant sur le "ain" que les anglais ont du mal, en essayant de trouver un mot contenant ce son en anglais, mais sans trouver.


Là, il m'explique, en anglais bien sûr, on ne parle plus français, on est aux États-Unis, qu'en tant que français, je n'ai pas besoin de visa, mais il faut que je remplisse un formulaire d'exemption de visa. Il me dit quoi écrire où, de signer et de revenir le voir. Je remplis donc ma petite fiche et la lui donne. Il procède aux dernières modifications, vérifie mon passeport, prends mes empreintes digitales et ma photo puis me dit de le suivre à la douane. Là, je découvre que je dois payer 6$US. Heureusement qu'on avait un peu d'argent sur nous en dollars américains... Je paye et voilà, tout est correct, je suis officiellement habilité à entrer aux États-Unis ! Petite déception, même si le douanier m'a souhaité une bonne journée, aucun d'entre eux ne m'a dit le traditionnel "Welcome to the United States of America". Mais bon, pas grave, il est temps de reprendre la route !


Première destination : Plattsburgh


Sortis de la douane à 9h19, nous nous remettons en route. Voilà que nous sommes maintenant tous les deux pour la première fois aux États-Unis. Et même mieux, je conduis aux États-Unis. J'avoue qu'après coup, Nadia a dû me trouver un peu chiant car j'étais tout excité (mais prudent hein, je conduisais...) et j'arrêtais pas de répéter où on était et où je conduisais !


Bref, je profite des premiers kilomètres pour m'habituer aux panneaux, pas très différents des canadiens, et aux indications routières. Le vrai défi, c'est de contrôler la vitesse en mph (miles per hour), et non plus en km/h. Une chance que ma voiture possède les deux indications sur le cadran, même si la vitesse en miles est écrite en beaucoup plus petite. Sur la route que nous suivons, l'Interstate 87 (Interstate = route qui traverse les états. La I87  relie la frontière venant de Montréal à New-York), la vitesse est limitée à 65mph, soit environ 110km/h.


Nous roulons donc tranquillement et sortons dans la ville de Plattsburgh pour faire des commissions. En effet, nous savions qu'il était interdit d'emmener de la nourriture aux États-Unis, sans réellement savoir quel type de nourriture. Nous avons donc préféré ne pas tenter le diable et avons décidé d'acheter notre nécessaire alimentaire du voyage dans la première ville venue, soit Plattsburgh. Une fois sortis de l'autoroute, nous sommes en plein coeur de la ville, découvrant ainsi les rues américaines et cette ville. Nous nous arrêtons dans un centre d'achat, en espérant y trouver un magasin alimentaire pour pouvoir acheter de quoi tenir sur la route cette journée (dîner, grignotage...) et de quoi déjeuner pour les matins que nous passerons dans ce pays. À notre grande surprise, le centre d'achat n'a pas ce type de magasin. Je sors donc mon iPhone, outil incontournable du voyageur, en plus des cartes routières, et lance une application me donnant une liste de tout ce qui se trouve dans mes environs. Je regarde donc dans la catégorie supermarché, et voilà que je suis de nouveau supris. Là, à quelques mètres de notre position, à plus de 6 000 Km de l'Europe et alors qu'il n'y en a pas au Canada se trouve... un Aldi ! J'explique alors ce qu'est un Aldi à Nadia et nous remontons dans la voiture en direction de ce supermarché. Une fois rendus, j'appelle mes parents pour leur dire que nous avons bien passé les douanes et que j'ai sous les yeux un des fameux supermarchés allemand des frères Albrecht. Nous entrons donc et faisons nos courses. Puisqu'il est presque 11h quand nous sortons du magasin, nous décidons de manger dans la ville de Plattsburgh, pour éviter de s'arrêter à peine une heure après avoir repris la route, ce qui cassera le rythme. Nous nous arrêtons donc dans un Subway (chaîne de sandwiches) et nous rassasions.


Reprise de la route : la traversée du parc des Adirondacks


11h19, nous quittons le restaurant et Plattsburgh par la même occasion. Nous entrons alors dans le parc des Adirondacks. C'est en fait un très grand parc américain qui s'étend sur 200 KM environ du Nord au Sud. Autant dire que les paysages de verdure bordant la route sont très beaux, même si on s'en lasse au bout de deux heures de ce même décor... Un point important dans ce parc, la couverture cellulaire est très peu présente, et des panneaux routiers nous annonce régulièrement que pour les x prochains kilomètres (x étant souvent proche de 60), il sera impossible d'utiliser son cellulaire pour composer le 911 (urgences en Amérique du Nord) mais que des téléphones de secours sont présents sur le bord tous les 2 miles (3Km à peu près). Autant dire que ça donne un peu peur de tomber en panne quand même. Sur la route, nous rencontrons donc paysages pittoresques, travaux s'étendant sur des distances à n'en plus finir, policiers sur le bas côté en train de donner des contraventions... Ça donne un bon premier aperçu des États-Unis, tout en roulant paisiblement. D'ailleurs, je peux vous dire qu'aucun américain ne roule en dessous de 65mph, y compris les camions. Et ça fait bizarre de se faire doubler par un gros camion remplit alors qu'on est à la vitesse maximale !


La route, toujours la route...


Vers 13h10, après quelques 200Km, nous quittons (enfin) le parc des Adirondacks. Les paysages redeviennent moins naturels et la route plus "normale". Nous en profitons pour faire un arrêt sur une aire d'autoroute afin de nous dégourdir les jambes et de se soulager.


Vers 13h45, nous arrivons à une particularité de l'Interstate 87 : en effet, même si nous ne quittons pas cette autoroute avant d'arriver proche de New-York, celle-ci, vers le milieu, se termine et continue plus loin. En fait, il faut prendre une sortie qui passe sous une autre autoroute pour ensuite récupérer la nouvelle portion de l'I87. Si nous avions continué tout droit, nous serions resté sur la première partie de la I87 qui se termine en voie sans issue ! Cliquez ici pour comprendre.


La seconde partie de l'I87 permet à Nadia de découvrir une nouveauté et à moi-même de retrouver un peu de France : elle est à péage. Nous avançons donc dans la gare de péage où je suis surpris de voir que ce n'est pas une machine qui distribue les tickets, comme en France, mais une personne qui nous les tend. Un point que je trouve très utile et que je ne me souviens pas avoir vu en France, le ticket contient un tableau avec les prix à payer en fonction du lieu où on sortira. Et honnêtement, c'est très peu cher, par rapport à ce nous sommes habitués, nous français ! Nous continuons donc la route tranquillement, enchaînant kilomètres et arrêts pour sortir une cinquantaine de kilomètres avant la Grosse Pomme. À ce moment nous attend la seconde gare de péage où l'on doit payer. Nadia prend le ticket, regarde combien on va devoir payer - 5$ seulement, prends l'argent et se rend compte d'un seul coup qu'elle vient d'égarer le ticket ! Seul problème, on est à deux voitures de passer devant l'agent et si on a pas le ticket, on paye le prix fort (bon ce n'était que 12$...). Nous cherchons donc activement pour finalement passer devant l'agent à qui j'explique qu'on vient de perdre le ticket. Je ne sais pas si ma plaque française à l'avant de la voiture et mon accent y sont pour quelques choses, mais l'agent à la gentillesse de  me demandé où nous avons pris l'autoroute et me fait payer le prix plus un petit supplément, ce qui nous revient à 5,30$. Merci monsieur !


The Cheesecake Factory


Quittant la gare de péage vers 16h15, nous nous dirigeons maintenant vers notre prochain arrête : le Palissade Center où se situe un Cheesecake factory, cette fameuse chaîne de restaurant dont je parlais dans le précédent article.


Le temps de sortir de l'autoroute et de trouver le restaurant dans le centre d'achat, nous nous garons à 16h45 devant. Histoire de nous rafraîchir un peu, nous décidons de nous refaire une petite beauté. Et c'est tout naturellement à ce moment là que mon anti-sudorifique a décider de se casser la gueule par terre une fois que je l'ai ouvert. En effet, n'ayant pas supporté la chaleur, il a décidé de se détacher du socle et de tomber lorsque je l'ai ouvert. Résultat, j'ai dû emprunter celui de Nadia et j'ai donc troqué mon produit axe contre une odeur de muguet sous les aisselles. Ça commençait bien ! Nous entrons ensuite dans le restaurant, et déconnons un peu ensemble sur le fait que nous sommes sur les traces des personnages d'une série télé que nous suivons et aimons (The big bang theory). Une fois à l'intérieur, nous sommes encore une fois laissés à notre compte - décidément les américains... - avant qu'un serveur ne nous envoie une serveur pour qu'elle nous place. Nous choisissons donc nos repas. Pour ma part, je prends exactement comme le personnage de la série, soit un bon cheeseburger double avec sauce barbecue et bacon : tant qu'à être fou, autant l'être jusqu'au bout. Nadia, qu'en t'a elle décide de prendre autre chose à base de poulet. Ce n'est qu'en mangeant qu'elle découvre que le mot "Spicy" soit "Épissé" devant le mot "poulet" n'était pas là que pour faire beau... La pauvre n'apprécie pas son repas et préfère arrêter de manger avant de se rendre malade. Ce qui est très dommage car c'était elle qui voulait le plus tester cette chaîne de restaurant et qui voulait prendre un de leur fameux dessert : un gâteau au fromage.


Nous quittons le restaurant vers 18h00 et nous remettons en route pour New York.


Fin du trajet


Je profite du coin pour aller faire le plein. J'avoue que ma voiture m'a surprise puisque nous avons pu faire 700Km avec un seul plein d'essence. C'est une consommation moyenne de 5L aux 100, ce qui est normal pour de l'autoroute. Cependant, elle est un peu agée et je ne fais pas plus de 550Km d'habitude, donc j'ai été agréablement surpris. Je fais donc le plein, sans savoir combien cela me coûtera puisque les américains mettent leur prix par gallon et non par litres et que je suis trop fatigué pour trouver combien de litres composent un gallon... Au final, je ne paie pas beaucoup plus cher qu'au Canada, une fois la conversion en dollar canadien faite.


Nous retrouvons donc l'autoroute, non plus la I87 mais la Palissade Highway et entamons les 50 derniers kilomètre qui nous séparent de New York. Si vous regardez le trajet sur la carte que j'ai donné dans l'article précédent, vous constaterez que cette autoroute suit l'île de New York sur une bonne distance. Mais les arbres bordant la route nous ont empêché de voir la ville. De toute façon, arrivant par le nord, on aurait eu une vue sur le bronx, un des quartiers les plus mal-famés et dangereux de la Grosse Pomme, donc on a pas perdu grand chose au final...


18h42, nous arrivons à la gare de péage du pont George Washington. Nous payons les 8$ réclamés pour traverser le pont, et nous nous apprêtons à rentrer dans New York. La fin du trajet est proche !



To be continued...

 
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New York City - Informations sur le voyage

Publié par Romain le Jeu 30 Juil 2009 13:59 dans Voyage à New-York City
En cette période de vacances estivales, Nadia et moi avons décidé, il y a quelques temps, de partir aux États-Unis d'Amérique, et plus particulièrement dans la ville de New-York City. C'est ainsi que le voyage était prévu du 27 au 30 juillet, soit deux jours de route (aller-retour) et deux jours sur place.

Préparation du voyage

Après avoir fait le nécessaire pour que Nadia obtienne son passeport (voir l'article correspondant), il ne nous restait plus qu'à préparer correctement notre aventure américaine. Nous avons donc passé des heures à chercher et réserver un hôtel, choisir les endroits à visiter, acheter une carte de la ville, mettre en ordre nos visites, choisir les vêtements, faire les valises...

Nous nous sommes donc retrouvé avec la liste suivante :

  1. Hôtel : The Sky Hôtel, très bien côté par les internautes, pas trop cher, situé à côté de Central Park : Cliquez ici pour voir la localisation.
    Pour 200$CAN, nous avons donc une chambre pour 3 nuits, avec chambre de bain partagée, ce qui nous convient. Le plus : un parking gratuit, très utile dans New-York...

  2. Endroits à visiter :

    • La statue de la liberté. Pour cela, nous avons découvert qu'un ferry rejoignant l'île de Staten Island passe devant la statue, et cela ne coûte rien, contrairement à ceux qui nous font aller sur l'île de la statue;

    • Ground Zero. Passage incontournable pour voir l'emplacement des deux tours jumelles;

    • le quartier financier de New-York;



    • Time Square pour voir les lumières de la ville;

    • Wall Street, rue de la bourse américaine;

    • Central Park, l'immense parc New-Yorkais dans le centre ville;

    • Chinatown;

    • l'Empire State Building;

    • le pont de Brooklyn;

    • Le MoMA : Museum of Modern Art;

    • Manger dans un Cheesecake factory : restaurant spécialisé dans les gâteaux au fromage. On est geek, mais c'est tout simplement parce qu'une des séries télévisées que l'on regarde se déroule en partie dans un de ces restaurants !



  3. Itinéraire : Cliquez pour voir la carte.
    650Km, 7h de route. Là dessus, nous prévoyons quelques arrêts, ce qui allongera le temps de voyage, mais nous sommes attendus à l'hôtel pour 19h.

  4. Quelques dollars américains pour la route (il y a des péages)

  5. Nos documents de voyage (mon passeport, ma carte de Résident permanent pour le retour, le passeport de Nadia)

  6. Vérification complète de la voiture avant le départ, pour partir en toute tranquilité.


Bref, nous nous sommes relativement bien préparé.

C'est ainsi que lundi 27 juillet 2009, nous nous sommes levés à 6h du matin pour prendre la route à 7h, direction les États-Unis d'Amérique !

La suite, dans un prochain article...

 
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La moufette

Publié par Romain le Dim 19 Juil 2009 22:51 dans Vie personnelle

fj0hgp2f Description de l'animal


Qui ne connaît pas Pépé le putois ? Ce bel animal à l'arme olfactive destructrice ?


Il s'agît en fait d'une moufette, et non d'un putois.


Voici ce que l'on peut trouver sur Internet, concernant cet animal (permettez moi cet emprunt du site http://www.hww.ca/hww2_f.asp?cid=8&id=104, je ne suis pas assez expert en la matière pour pouvoir me lancer dans un tel énoncé) :



La moufette rayée (Mephitis mephitis) est à peu près de la taille d’un chat, mais elle est assez corpulente, avec une tête plutôt petite, des pattes courtes et une queue fournie. Elle peut aisément plonger sa petite tête dans des bocaux alléchants, mais elle y reste parfois prise au piège.

Son épaisse fourrure noire et lustrée est garnie d’un mince pinceau blanc au centre du front. Une large rayure blanche prend naissance au-dessus de la tête, bifurque au niveau des épaules et rejoint, de chaque côté du dos, la base de la queue. Le plus souvent noire, celle-ci peut porter des raies se terminant généralement par une touffe blanche à l’extrémité.

Habitat et habitudes

La moufette rayée est l’un des petits mammifères les plus utiles parmi ceux qui habitent les régions du Canada où alternent fermes, prairies et forêts. , À la différence de beaucoup d’autres animaux, elle s’est bien adaptée à la présence de l’être humain, et son aire de répartition est bien plus étendue qu’à l’origine.

La moufette a une prédilection pour les zones découvertes où les forêts côtoient les prairies, et craint peu l’être humain; elle a donc profité des nouveaux habitats que lui offrait le défrichement des forêts occasionné par la colonisation et l’agriculture.

  • produit une odeur si forte que le vent peut la répandre sur près d’un kilomètre

  • est l’un des petits mammifères les plus utiles parmi ceux qui habitent les régions canadiennes où alternent fermes, prairies et forêts.

  • garnit son nid de feuilles qu’elle transporte en les plaçant sous son corps, entre ses pattes, et en se traînant jusqu’au terrier

  • importune les agriculteurs par ses intrusions dans les poulaillers et les ruches, mais en fait on estime que près de 70 p. 100 de son régime est constitué d’organismes nuisibles aux humains



Bref, inutile de vous dire que c'est un animal bien charmant...



Mais pourquoi il nous parle de ça lui ?


Oh, je vois venir cette question dans vos têtes effarées... La raison est simple : vous connaissez l'histoire de "Paf la moufette" ? Laissez moi vous la raconter...


Dimanche 19 juillet, 21h45 :


Toute la maison vit à sa rythme, chacun vaguant à ses occupations, profitant de cette belle nuit d'été. Les fenêtres ouvertes laissent passer le doux parfum de la soirée qui s'est installée, et rafraîchissent la maison suite à cette belle journée ensoleillée.


Dimanche 19 juillet, 21h46 :


Le feux rouge (appelé "lumière" au Québec), passe au vert et les voitures commencent leur descente sur la route en face de la maison


Dimanche 19 juillet, 21h46 :


La moufette décide de traverser la rue, sans regarder


Dimanche 19 juillet, 21h47 :


Paf la moufette. Oui, oui, paf la moufette. Un charmant automobiliste a percuté ce bel animal et voici que le corps gît sur la route, à quelques mètres de la maison.


Seulement, il y a un tout petit problème : l'animal ayant été écrasé, le sac contenant les gaz nauséabond lui permettant de se défendre ont, eux aussi, été écrasé, libérant ainsi le doux parfum.


Dimanche 19 juillet, 21h47 :


Le parfum commence à se répartir dans l'air ambiant


Dimanche 19 juillet 21h48 :


Le parfum entre dans la maison. À ce moment précis, le doute et l'incompréhension envahit l'esprit des occupants de la dîte maison, et les fenêtres sont vite fermées. C'est après une courte recherche visuelle que l'on a comprit : une moufette gît, complètement écrasée sur la route en face. De longues journées de plaisir en perspective (car l'odeur se répand loin et dure longtemps...)


Dimanche 19 juillet, 21h49 :


Les fenêtres étant fermées et la maison un peu épurée, les habitants retournent à leurs occupations


Dimanche 19 juillet, 22h30 :


Nadia et Romain se couchent


Dimanche 19 juillet, 22h45 :


Romain réalise que la voiture va puer le mort le lendemain, et ils partent en voyage pour la journée... Sans compter les fortes chaleurs annoncées le lendemain et le vent qui ne joue pas en notre faveur. La conclusion est simple : on va sentir la moufette pendant une bonne semaine au moins.


Une courte réflexion s'impose alors : appelons-nous les services municipaux pour dégager la dite moufette morte ?


Voici ce qu'il résulte de la discussion :




  • La rue appartient à Mascouche, le trottoir à Terrebonne et la route au ministère des transports. En gros, on est pas couché pour faire dégager l'odeur par cette voie là...

  • Apparemment, les voisins ne sont soit pas là, soit couchés sinon ils auraient peut être fait de quoi...

  • Si on ne fait rien, ça va puer le mort et la moufette pendant des jours. En effet, il ne faut pas oublier que le corps est quand même en décomposition s'il reste là...


Dimanche 19 juillet, 22h52 :


C'est dans un élan héroïque que votre dévoué serviteur (alias "moi", enfin pas le "moi" qui lit l'article, c'est à dire vous, mais le "moi" qui écrit l'article, c'est à dire moi. Romain quoi.) prend la décision ultime : il va se rhabiller et va aller jeter la moufette dans la rivière qui passe sous le pont à côté de la rue.


C'est ainsi que la demi-heure suivante s'est déroulée dehors : d'abord, sécuriser le personnage qui s'est vêtu d'un masque maison composé de mouchoirs et chandails. Ensuite prendre les mesures nécessaires pour la voiture : fermeture des voies d'aérations externes et mise en place d'une bougie odorante (même éteinte) et de bicarbonate de soude à l'intérieur, et enfin, le combat final.


Je me suis alors retrouvé dehors, accompagné de la courageuse Nadia, afin d'affronter... la Bête (puante) avec pour seule arme une pelle bleue d'enfant (non, je ne l'ai pas volé au voisin). Voici donc le récit de ce combat nocturne :




  1. Approcher la moufette du bord de la route sans se faire frapper par une voiture. Nadia intervient en tant que panneau de signalisation pour m'avertir des voitures arrivant.

  2. Une fois la moufette sur le trottoir, tenter de la faire rentrer sur la pelle, le tout sans la toucher...

  3. Constatation évidente : la moufette ne rentrera pas.

  4. Un souvenir passe dans la tête du chevalier : le tractopelle. C'est ainsi que Romain se transforme en engin de chantier, baisse sa pelle devant et se met à pousser la moufette.

  5. Nadia se demande ce que fait Romain. Est-il en train d'apprendre à jouer au hockey ?

  6. Les automobilistes regardent Romain de façon consternée.

  7. Romain respire. Grossière erreur.

  8. Romain arrive sur le bord du pont et se prépare à lancer la moufette.

  9. Romain constate encore une fois que la moufette ne rentre pas dans la pelle et doit trouver un autre stratagème.

  10. Romain glisse la pelle sous la plus grande partie de la moufette, respire un grand coup et lève la pelle dans les airs le plus fort possible. Résultat : la moufette s'envole droit dans le ravin. Cependant, le poids de celle-ci, largement sous-estimé par le preux chevalier a fait en sorte que l'animal s'est retrouvé certes de l'autre côté du pont, mais pas au fond de la rivière, mais seulement sur la pente descendante vers la rivière.

  11. Nadia va chercher de la litière de chat (utilisée l'hiver pour sécuriser la glace : on peut alors marcher dessus sans se retrouver sur le cul).

  12. Nadia répand de la litière de chat sur les restes d'intestins gisant la route, le tout en évitant les voitures, et de croiser les dits restes du regard.

  13. Les deux héros constatent que leur valeureux geste a porté ses fruits puisque l'odeur nauséabonde a commencée à se dissiper.

  14. Nos deux héros vont enfin se coucher, il est maintenant 23h passées.



C'était donc l'histoire de "Paf la moufette".

 
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Vive les vacances !

Publié par Romain le Sam 18 Juil 2009 17:59 dans Vie personnelle

vacancesVacances payées...


La deuxième semaine de juillet se termine et avec elle commence le début des vacances. En effet, à cette période la plupart des entreprises québécoises ferment, ce qui signifie que nous fermons le bureau pendant cette période, histoire de bénéficier nous aussi de vacances.


Il faut savoir qu'au Québec, nous avons deux semaines de vacances payées. En fait, à chaque paie, 4% du salaire est prélevé et part dans une base de temps "vacances". 4%, cela équivaut à deux semaines d'ouvrage sur une année. C'est ainsi que lorsque les employés sont partis en vacances, au lieu de ne pas les payer, l'employeur leur verse ce 4% qu'il ne leur donnait pas aux autres paies, et l'employé est ainsi payé pendant ces vacances. Astucieux, non ?



Vacances de la construction


Au Québec, les vacances d'été sont centrées sur les vacances de la construction. En effet, les deux dernières semaines de juillet étant habituellement les plus chaudes de l'été, les employés du domaine de la construction (maison, routes...) ne travaillent pas durant cette période, pour éviter les conditions de travail (très) difficiles, ce que l'on comprend aisément... Par abus de langage, on appelle alors cette période "vacances de la construction". C'est en 1970 que cela a été officialisé par un décret gouvernemental.


C'est ainsi que, petit à petit, les québécois se sont cadencés sur ce calendrier, et la plupart des entreprises ferment durant cette période. Actuellement, il est estimé que plus du quart de la population active des québécois, prennent leurs vacances durant celles de la constructions.


Voici donc pour la petite histoire, et maintenant, à moi les vacances !


 

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